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Chevalier du Temple
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La guerre d'Indochine - Page 5 Empty Re: La guerre d'Indochine

le Sam 14 Nov 2020 - 13:46
LE SACRIFICE.

<< Ce film, réalisé à la manière d'un journal et avec de nombreuses images d'archives, est un hommage aux troupes françaises, retraçant les opérations militaires au sud de Hanoï, d'octobre à décembre 1953 et surtout la bataille de Diên Biên Phu en 1954.

Les forces françaises s'opposent à la rebellion Viêt-minh, au cours de très nombreuses et violentes escarmouches. La population civile est touchée, les armées comptent leurs blessés et leurs morts. A partir de novembre 1953 est établi le camp militaire de Diên Biên Phu. Reconnaissances et attaques dans ce secteur se succèdent jusqu'à l'offensive Viêt-minh dans la nuit du 13 au 14 mars 1954. La contre-attaque française reste vaine face aux tirs et aux assauts ennemis. Le 6 mai, la base est conquise ; les prisonniers et victimes français sont nombreux. >>



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le Sam 14 Nov 2020 - 14:37
Reconnaissance, admiration et respect à nos soldats d'Indochine.



Dernière édition par Chevalier du Temple le Dim 15 Nov 2020 - 17:01, édité 1 fois
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le Sam 14 Nov 2020 - 17:58
Le général Vo Nguyen GIAP chef de l'Armée Populaire pendant la guerre d'Indochine, était un marxiste convaincu, chargé par Ho Chi Minh de l'organisation de la guérilla contre l'occupant Japonais en Indochine. Il étudie les luttes de partisans en Chine et en URSS et en 1944, il fonde l'Armée Populaire Vietnamienne. Après le départ des Japonais en 1945, il va intensifier le recrutement de membres du VietMinh et diriger l'insurrection nationaliste contre la France. C'est à partir de ce moment qu'il reçoit de l'aide militaire et technique de la Chine, de l'URSS et de conseillers militaires allemands.

En 1947 en Indochine, c'est la guerre. GIAP va s'avérer être un adversaire implacable et impitoyable, non seulement pour l'Armée française mais aussi pour son propre peuple car il va organiser de nombreuses purges. Il a été nommé ministre de la Défense nationale de la République démocratique dès 1946.

GIAP a la réputation de n'avoir jamais connu la défaite, cependant, il faut distinguer la légende de la réalité. En effet, au cours de l'opération "Léa" fin 1947, il a subi de très sévères pertes face à notre armée. Certes, en 1948, il va intensifier la guérilla dans le Sud Annam et la Cochinchine et en 1950, il va s'emparer de Dong Khé. La même année, il va organiser la gigantesque embuscade de la R.C. 4 entre Cao Bang et Langson. Mais en 1951 il a été battu à plusieurs reprises par le général de Lattre de Tassigny, d'abord à la bataille de Vinh Yen, puis à celles de Dong Trieu, Mao Khé, Ninh Binh, du Day et à Nghia Lo. Et en 1952, GIAP sera tenu en échec par nos soldats, à la grande bataille de Hoa Binh et à Na San. Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, GIAP a perdu des batailles, tout comme d'autres chefs militaires.

Il fut néanmoins un grand chef militaire admirateur des tactiques et des stratégies de Napoléon Bonaparte, qui a marqué l'Histoire par sa fabuleuse victoire à Dien Bien Phu en mai 1954. Une victoire après trois mois de combats acharnés contre nos troupes 10 fois inférieures en nombre. Il est bien sûr le vainqueur incontestable de cette grande bataille, aidé par les généraux chinois et les conseilleurs militaires soviétiques. Sans oublier les erreurs stratégiques du commandement français et surtout l'abandon politique de nos soldats et l'indifférence générale de la métropole pour l'Indochine.

GIAP fut en effet un adversaire formidable pour notre armée. Il était formé aux tactiques de guérilla en petites unités mais persistait à s'engager dans une guerre de grandes unités avec des pertes effroyables pour ses hommes. En 1969, il a admis avoir perdu un demi-million de ses soldats. Ses célèbres mots d'ordre à ses soldats étaient ; << Rapidité, audace et victoire sûre >>. N'importe quel général vous dira qu'un tel mépris pour la vie humaine peut en faire un adversaire "formidable", mais cela n'en fait certainement pas un "génie" militaire.

Ce général communiste aux manoeuvres souvent anticonformistes, qui a sacrifié tant de ses hommes sans vergogne, en cherchant à écraser ses ennemis par le nombre, est aussi un criminel de guerre qui a organisé des camps de prisonniers qui furent de veritables camps d'extermination avec un taux de mortalité de 72%. A méditer avec le sérieux qui s'impose.

Honneur et Gloire à nos soldats d'Indochine.

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le Dim 15 Nov 2020 - 17:06
Mise en état de défense du delta tonkinois (Fleuve rouge) : - VA de la zone du delta tonkinois avec la ville de Nam-Dinh - 2 plans dont un avec le Fleuve rouge - VG d'une route coloniale avec chicanes sur la route au poste de Nam-Dinh - soldats français regardant la chicane - VG de Nam-Dinh avec l'église dévastée - VG de Nam-Dinh détruit - prisonniers du Viet-Minh travaillant au déblaiement et à l'aménagement de fortifications sous le garde de partisans loyalistes tonkinois - Sentinelle vietnamienne près des prisonniers du Viet-Minh travaillant (chapeaux indochinois) - PP de la sentinelle du Viet-Nam, fusil en main - VG de la région de Nam-Dinh - VG d'une route inondée et dévastée avec poteau indicateur : Nam-Dinh - 5 kilomètres - VG d'un fortin - PP du fortin avec inscription "POSTE SOLDAT LAU-CHAN-MAU" et autre inscription en PP : "POSTE DE TAN-DE" - Tirs d'artillerie - Officiers français regardant des cartes géographiques de la région - PP de dos de chars amphibies - Chars amphibies entrant dans le Fleuve rouge - VG du Fleuve rouge avec chars amphibies voguant - PP de soldats français sur des chars amphibies, dont un regarde à la jumelle - Chars amphibies voguant sur le Fleuve rouge.

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le Dim 15 Nov 2020 - 19:35
SEPTEMBRE 1950 : la deuxième chute de Dong khé au Tonkin.

Fin 1949 : la République populaire de Chine prend le contrôle des zones frontières chinoises, après en avoir chassé les nationalistes de Tchang Kaï-chek. Dès cette date, la Chine accueille des camps d’entraînement du Viêt-Minh, où des unités sont organisées, formées et équipées de façon moderne, non plus seulement pour la guérilla, mais aussi maintenant pour la guerre conventionnelle, y compris avec des soutiens d’artillerie. La guerre change donc de nature le long de la frontière chinoise, que longe la R.C.4. De grandes unités Viêt-Minh conventionnelles peuvent maintenant opérer, ravitaillées par des lignes logistiques partant de la Chine populaire.

Le Viêt-Minh possède des ‘’sanctuaires’’ hors d’atteinte des Français. Il peut recevoir l’aide directe de la Chine rouge, alliée inconditionnelle.

La situation se dégrade rapidement aux marches du Tonkin. Fort du soutien inconditionnel de son allié chinois, le Viêt-Minh, stoppé dans sa conquête du pays Thai, reporte son effort sur la zone frontière sino-vietnamienne. La création des grandes unités d’infanterie Viêt-Minh qui vont devenir le corps de bataille du général Giap est effective à partir de décembre 1949. Autrement dit, à l’arrivée des troupes de Mao-Tsé-Toung sur la R.C.4. Le plan initial prévoit l’équipement de six Dai-Doan (divisions).

Les unités régulières sont dispersées sur tout le Tonkin et ont d’abord des missions d’unités territoriales. Chargées de la protection de la zone où elles sont implantées, elles ne la quittent pratiquement pas. Chaque territoire regroupe trois zones de guerre, ayant tout pouvoir, par l’intermédiaire du comité, sur les unités régulières.

L’unité de base est le Trung-Doan (régiment) qui fonctionne comme les Français selon un système ternaire à trois Tieu-Doan (bataillons), fort de trois Dai-Doan (compagnies).

En réalité, les effectifs sont variables selon les régions et l’implantation viêtminh.

1er septembre 1950 : des concentrations de troupes d’élite Viêt-Minh armées en Chine indiquent que le général Lê Quang-Ba, responsable du Haut-Tonkin, se prépare à attaquer les postes jalonnant la R.C.4. L’assaut sera mené par la division 308 du général Vuong Thua-Vu.

Les forces du Nord-est comprennent la division 308 commandée par le général Vuong Thua-Vu, avec le régiment 36 et le régiment 102, des régiments de régionaux ‘’Chu Luc’’ et les régiments 246 et 209.

Les Forces du Sud-Ouest commandées par le général Lê Quang-Ba, comprennent le régiment 174, le régiment 88 détaché de la division 308, et des régiments de régionaux ‘’Chu Luc’’.

Ces renseignements confirment les documents récupérés par le 1er B.E.P. du commandant Segrétain au mois d’août, alors qu’il était en opération dans le delta du Fleuve Rouge.

Avec un an de retard sur les conclusions du rapport du général Georges Revers, le général Marcel Carpentier prend alors la décision d’évacuer Cao-Bang et les postes de la frontière chinoise. Il compte ainsi récupérer quatre ou cinq bons bataillons pour la défense du delta tonkinois. Mais l’évacuation doit se faire ‘’dans l’honneur, sans perdre la face’’. L’opération est montée par le général Carpentier, son état-major et le colonel Constans, parachuté à la tête du 3e R.E.I.

Mais les Viêts ne vont pas attendre le lancement de cette opération.

8 septembre 1950 : le 8e Tabor marocain du commandant Guérin et du capitaine Casanova est relevé à Dong Khé par deux compagnies du II/3e R.E.I. aux ordres du capitaine Allioux, adjudant-major du 2e bataillon : la 5e du capitaine Vollaire et la 6e du capitaine Jaugeon.

Deux cent cinquante hommes remplacent un bataillon, avec pour corollaire d’affaiblir That-Khé.

Le commandant Guérin accueille avec plaisir les légionnaires, heureux de leur passer les consignes et de reprendre dès le lendemain le convoi descendant qui doit conduire son tabor en direction d’Haiphong pour y être embarqué vers le Maroc.

La citadelle de Dong-Khé.

Les goumiers ont fait un excellent travail de terrassement. Des tranchées font le tour de la citadelle dont la défense incombe à la 6e compagnie, et une autre tranchée profonde permet de relier la citadelle au cantonnement de la 5e compagnie, dans la plaine, au bas de la citadelle. Ils ont protégé du mieux possible, en l’entourant de sacs de sable, une pièce d’artillerie de 105 mm.

En reconnaissant le secteur qui lui est attribué, le lieutenant Grué remarque, non loin de l’emplacement du canon de 105, un canon antichar 57 mm de marque anglaise, placé face à l’est, en cas d’irruption de blindés chinois…

Le lieutenant s’emploie à remettre ce canon en état de tir, et à régler sa lunette de visée. Puis il fait construire autour de lui un blockhaus couvert, aux murs de rondins, de pierres et de terre d’une épaisseur de 2 à 3 mètres, capables de résister à tous les tirs adverses. Ce canon va pouvoir, plusieurs fois, arrêter des assauts des Viêts.

La citadelle est un véritable chantier. Les légionnaires, torse nu, n’en finissent pas de creuser, de porter, de charrier, de scier, de clouer.

Il faut aussi aménager les emplacements de combat, poursuivre l’entraînement au tir, en particulier aux armes lourdes (mortiers et mitrailleuses), et former des tireurs au canon de 57 mm. Il faut installer des postes légers sur les hauteurs qui dominent la citadelle, qui serviront de postes d’observation et de sonnettes en cas de mouvements ennemis.

Du 16 au 18 septembre 1950 : la chute de Dong Khé.

De Langson à Cao Bang sur 130 kilomètres, la fameuse R.C.4 serpente dans un paysage dont la beauté ne doit pas dissimuler les dangers. Par Dong-Dang, Na-Cham, That-Khé, Dong-Khé, elle court le plus souvent en fond de vallée, dominée par des falaises calcaires ou des hauteurs recouvertes d’une végétation intense. Un tracé idéal pour tendre des embuscades en ce pays ‘’de montagnes et de nuages’’. Le Viêt-Minh ne s’en prive pas. Les légionnaires appellent la R.C.4 la route de la mort.

Dong Khé, à 40 kilomètres au sud-est de Cao Bang, aux deux-tiers du parcours Langson – Cao Bang, est dominé à l’est et au nord par des sommets calcaires. Cinq postes périphériques, plantés sur les hauteurs, contrôlent les accès de la plaine. Le poste principal se scinde en deux, de part et d’autre de la R.C.4 : le quartier Dumouchet à l’ouest, la citadelle à l’est, sur deux mamelons allongés distants d’environ 300 mètres.

La citadelle, bâtie sur une butte, accueille le P.C. de la défense, aux ordres du capitaine Allioux, adjudant-major du II/3e R.E.I., un lieutenant et quelques artilleurs avec le canon de 105, et la 6e compagnie de capitaine Jaugeon, sur la citadelle et les trois autres pitons : Piton nord, Piton sud et Grotte calcaire à l’est, réputée imprenable dans ses falaises. La 5e compagnie du capitaine Vollaire occupe le quartier Dumouchet, une vieille enceinte fortifiée dans le village, avec six légionnaires à Piton Aviation, le plus éloigné à 800 mètres à l’ouest, au-delà du terrain d’aviation, mouchoir de poste destiné aux Piper. L’effectif est de 250 légionnaires et 30 autochtones, plus quelques artilleurs.

Le 14 septembre, les Viêts isolent Dong Khé après la destruction du pont en béton en direction de That Khé. La route est coupée par des abattis et des fossés.

Seize bataillons ennemis sont en place dans la brousse avec des canons et des mortiers : l’attaque est lancée par six bataillons, dont un d’artillerie, des régiments 165 et 174. Deux bataillons sont en couverture de la R.C.4. Soit un total de 10 000 hommes. Une dizaine d’autres bataillons, dont la fameuse brigade 308, se tiennent en deuxième échelon, prêts à se lancer dans la bataille.

Le 15 septembre, une patrouille de reconnaissance commandée par le lieutenant Grué repère un homme, pieds nus, posté, à l’abri des buissons, pour observer la citadelle.

Le 16 septembre, à six heures du matin, une patrouille commandée par le lieutenant Monnet, officier de renseignement, est accrochée à la sortie nord de Dong Khé ; les défenseurs entendent des rafales d’armes automatiques. La patrouille se replie sans pertes.

A sept heures, l’attaque se déclenche, avec un bombardement intensif de la citadelle et du poste nord par des 75 et des 81. Les Viêts procèdent au réglage de leurs tirs. Les légionnaires sont à leurs postes de combat. Toutes les pièces de Dong Khé ripostent aux tirs rebelles.

Par l’embrasure de son blockhaus, le lieutenant Grué aperçoit un groupe de Viêts grimpant à l’assaut du poste Nuyen, installé à l’est, au sommet d’un calcaire boisé dominant la route de Talung. Ils sont munis d’échelles de bambous. C’est bientôt une grappe humaine qui progresse comme des fourmis le long de la paroi difficile. Les obus du 57 et les balles traçantes de la mitrailleuse de 12,7 s’avèrent très efficaces sur cette cible située à moins d’un kilomètre.

Mais le lieutenant Grué se rend compte qu’il ne dispose que d’obus perforants conçus pour percer le blindage des chars alors qu’il aurait besoin d’obus explosifs antipersonnel. Il fait passer commande par radio à Hanoï.

Toute la journée, le matraquage se prolonge avec intensité. Les pertes à Dong Khé s’accentuent. A la fin de la journée, quatre postes périphériques sont submergés. Les défenseurs de la ‘’Grotte calcaire’’ sont décimés par un tir au but. La pièce de 105 est détruite et les cinq servants sont tués. A Piton Aviation, un légionnaire envoyé en liaison est capturé. Les autres, jugeant Dong Khé tombé, disparaissent dans les couverts. Ils rejoindront That-Khé, 30 kilomètres au sud.

La pièce où, dès le début de l’attaque, ont été enfermés les prisonniers Viêt-Minh, utilisés en guise de main-d’œuvre, les P.I.M. (Prisonniers internés militaires), a reçu plusieurs obus de mortiers. Ces hommes sont tous morts ou grièvement blessés. C’est un véritable massacre.

La section du lieutenant Grué a ses premiers blessés : le tireur de la mitrailleuse 12.7, le légionnaire de 1ère classe Maurice Boissard, est mortellement blessé ; le légionnaire Menendez le remplace.

Le médecin lieutenant Jean Loup est sérieusement blessé.

Les défenseurs de Dong-Khé sont sans illusions. Mais Langson, le P.C. du 3e R.E.I. du colonel Constans, a été alerté. Un bruit court : le 1er B.E.P. serait largué en renfort. Cette espérance un peu folle gonfle les cœurs et fixe un objectif : tenir jusqu’à l’arrivée du 1er B.E.P.

Quand la nuit tombe, les Viêts de deux régiments, les TD 165 et TD 174, se ruent à l’assaut de la citadelle et du quartier Dubouchet. Les points d’appui tenus par la 5e compagnie du capitaine Vollaire, en bas de la citadelle, subissent les premiers chocs. La 6e compagnie, où le lieutenant Héry a du prendre le commandement devant l’insuffisance du titulaire terré dans un abri, tient même si les Viêts arrivent au pied de l’enceinte. Devant la 6e compagnie, la chute de Piton nord, légèrement dominant, permet à l’ennemi d’y installer une mitrailleuse lourde de 12,7. Son feu appuie les vagues d’assaut qui débouchent du cimetière, au pied de la citadelle. Celles-ci finissent par occuper la partie nord de la position, la ‘’plage avant’’. Un corps à corps sanglant se livre dans le noir. Les attaques et les contre-attaques se succèdent. Vers le milieu de la nuit, la section Oelschlagel est débordée. Elle se replie vers le blockhaus du lieutenant Grué qui devient le pôle de la citadelle et l’objectif le plus visé par l’adversaire. Le lieutenant fait tirer au mortier de 60 mm sur la plage avant pour protéger le repli de la section. Puis, dès qu’elle a décroché, il fait ouvrir le feu au canon de 57 sur les bâtiments d’où partent des tirs d’armes automatiques. Les obus perforants sont parfaits pour ce travail.

La partie sud de la position est tenue par la section du lieutenant Tensorer.

Deux légionnaires de la section du lieutenant Grué, dont le deuxième tireur Menendez, sont tués par les tirs de la mitrailleuse viêt. Le lieutenant prend la place du tireur et, après avoir très bien repéré les flammes sortant du canon tirant dans leur direction, les centre parfaitement dans sa lunette de visée. L’arme automatique est rapidement réduite au silence… pour un temps.

L’escalier qu’il faut emprunter pour se rendre du blockhaus à la soute à munitions est directement sous le feu adverse. Le lieutenant prend deux légionnaires ; ils bondissent vers la soute d’où ils reviennent aussi vite. Mais le lieutenant est blessé aux deux jambes.

Au lever du jour, les assaillants sont repoussés par la dernière contre-attaque menée par l’adjudant-chef Oelschagel, appuyée par un feu nourri d’armes automatiques et du canon de 57. La section repart baïonnette au canon et reprend les positions au prix de combats au corps à corps d’une férocité inouïe. Des cadavres sont indistinctement mêlés. Le sergent-chef comptable de la 6e compagnie est agrippé à un Bo-Doï ; ils se sont mutuellement poignardés et aucun n’a lâché son arme. Tout près d’eux, un légionnaire et un Viêt désespérément enlacés ; l’un d’eux a dégoupillé une grenade qui a explosé entre eux.

La citadelle et les défenses immédiates tiennent toujours. Au village, près de la position de la 5e compagnie, un blockhaus est occupé par les rebelles.

Vers la fin de la matinée, les tirs adverses cessent tout d’un coup, signe évident que les Viêts disposent de moyens radio sur le terrain que la garnison n’a pas.

Après les matraquages de la veille et les combats de la nuit, la garnison compte déjà 40 morts et 86 blessés : la 5e compagnie compte plus de 40 tués et blessés graves, la 6e compagnie légèrement plus. Les servants du 105 sont morts.

Le légionnaire Nagy, ordonnance du lieutenant Grué, a été tué, atteint en pleine poitrine par une rafale d’arme automatique tirée du piton nord.

Le bilan est envoyé à l’état-major d’Hanoï qui, incrédule, demande de le répéter. La garnison insiste sur l’urgence d’un parachutage en munitions et en trousses de premiers secours.

Devant cette hémorragie et sans écho du B.E.P., le capitaine Allioux décide de regrouper tout son monde à la citadelle. Il dispose encore de la valeur d’une bonne compagnie. La 5e compagnie du capitaine Vollaire qui défendait les bas de la citadelle a subi des pertes telles qu’elle n’est plus en mesure de défendre ses positions. Ordre lui est donné de décrocher dès que possible et de prendre à sa charge la défense de la partie avant de la citadelle, où elle relèvera ce qui reste de la section Oelschlagel qui se repliera à son tour autour du blockhaus du canon 57.

Le 17 septembre, les survivants se regroupent dans la citadelle. Le ciel est clair, la visibilité parfaite. Mais les pilotes des deux King Cobra volent haut. Au nord de la citadelle, la chasse bombarde les environs, sur des objectifs que les survivants ne voient pas, avec peu d’effet car l’adversaire est enterré dans les calcaires. Les deux avions repartent et ne reviendront plus.

Puis arrivent trois Junker 52. Ils font un seul passage et larguent leur colis dans la cuvette. Une partie des parachutes atterrit en zone tenue par l’ennemi et le reste, dans un no man’s land où un groupe de volontaires, conduit par un Breton, ira les chercher. Aucun parachute ne tombera sur la citadelle. La garnison reçoit les munitions tant souhaitées, et en particulier, les obus explosifs pour le 57. C’est l’essentiel. Pour les vivres, les légionnaires ont recours aux rations de vie.

En ce qui concerne les blessés, ils sont trop nombreux pour recevoir des soins efficaces car les infirmiers sont débordés et manquent de matériel sanitaire. Le médecin, lui-même blessé à une jambe, fait ce qu’il peut auprès des cas les moins désespérés. Beaucoup de légionnaires mourront d’hémorragies, faute de soins appropriés, sans évacuation sanitaire envisageable.

Le radio de la 6e compagnie capte alors un message de l’état-major : ‘’Félicitons garnison de Dong Khé pour son héroïque résistance. Mission largement dépassée. Vers vous 1er B.E.P. ce soir’’. Personne ne comprend le sens du message. Le commandant de la citadelle décide de rester, seule décision qui paraît possible et digne.

Dans l’évidement entre le quartier Dubouchet et la citadelle, la R.C.4 et ses bas-côtés constituent un espace découvert de 15 à 20 mètres. Ce passage obligatoire est battu par la 12,7 de Piton nord et d’autres armes automatiques. Deux tranchées profondes ont été creusées de part et d’autre de la route, permettant de s’en rapprocher. Par bonds de deux à trois à la fois, le lieutenant Héry parvient à faire passer ses hommes d’une tranchée à une autre. Ensuite de quoi, ils se faufilant jusqu’à l’enceinte. Hélas, les tirs adverses rendent les brancardages impossibles. Les blessés graves sont abandonnés sur place avec le caporal Schutt, lui-même légèrement blessé. Ces légionnaires ont le courage de souhaiter ‘’Bonne chance’’ à leurs camarades encore valides. Puis le lieutenant Héry organise la défense de la partie nord de la citadelle.

Le capitaine Vollaire, blessé au bras depuis la veille, fait décrocher sa 5e compagnie pour rejoindre la citadelle. Son repli s’est effectué par la tranchée creusée par les goumiers du 8e Tabor entre la garnison basse et la citadelle. Il a même réussi à emporter toutes ses munitions qu’il va stocker dans un abri près de la plage avant.

Les légionnaires attendent les renforts mais le largage des parachutistes n’aura pas lieu et l’envoi d’une colonne de secours par la R.C.4 est encore moins plausible.

A dix-sept heures, l’ennemi reprend le bombardement intense de la citadelle. Les rescapés des deux compagnies se partagent les défenses de la citadelle. Ils sont encore 60 à la 5e compagnie, avec 5 F.M. et 2 mitrailleuses, s’occupant de la ‘’Plage avant’’. Ceux de la 6e compagnie, légèrement moins nombreux, mais connaissant bien les lieux, se chargent de la ‘’Plage arrière’’ en contrebas. Les blockhaus s’effondrent sur les hommes. Tous refusent de lâcher, s’accrochant aux décombres qui leur servent de retranchement.

Parmi les pertes, le légionnaire de 2e classe Hernandez Sanchez de la 5e compagnie et le légionnaire de 2e classe Heinz Muller de la 6e compagnie.

Dans la nuit, le pilonnage reprend avec intensité, appuyant au plus près les Bo-Doï. Mais les Viêts ont changé de tactique. Aux assauts massifs de la nuit précédente qui leur ont coûté beaucoup de morts, succèdent des assauts par petits groupes armés d’armes automatiques, de lance-roquettes et de grenades. Certaines équipes ont des porte-voix et s’adressent en français et en allemand aux légionnaires pour les inciter à la désertion.

Un épais brouillard enveloppe la citadelle. Les Viêts en profitent pour s’installer à nouveau sur le piton nord, qu’ils avaient dû abandonner la veille, d’où une arme automatique s’efforce de tirer dans l’embrasure du blockhaus. Au travers du brouillard, l’emplacement du tireur est localisé à peu près par les lueurs émises à chaque rafale. Avec quelques obus explosifs, le lieutenant Grué parviens à faire taire cette arme…jusqu’à ce qu’une autre arme la remplace.

Le 18 septembre, à deux heures du matin, ils ne sont plus que 12 chez le lieutenant Héry dont 8 blessés. Leurs armes automatiques sont hors d’usage. Ce petit carré se resserre aux abords du blockhaus du 57 du lieutenant Grué, qui n’a guère plus de valides autour de lui, pour en assurer la défense rapprochée avec les restes de la section Oelschlagel. Le réduit est constitué. C’est sur lui que vont se concentrer tous les tirs et toutes les attaques.

Le capitaine Vollaire, avec son bras en écharpe, a rejoint le P.C. dans les fortifications enterrées de la partie sud de la citadelle, tenues par la section du lieutenant Tensorer. Pour arriver au P.C., et pour s’assurer le contrôle total de la citadelle, les Viêts doivent éliminer le réduit.

A deux heures quinze, le sergent-chef Marc Benoît-Lizon, commandant la section de partisans, est grièvement blessé. Ses hommes s’étant volatilisés dès le premier jour, il s’était mêlé aux légionnaires, remplaçant les tireurs hors de combat. Le malheureux est peu après achevé d’un coup de baïonnette par un Bo-Doï.

Les combats redoublent d’intensité. Au cours de la nuit, les Viêts, mettant à profit le repli de la 5e compagnie, prennent position sur la plage avant. Leurs éléments les plus avancés sont retranchés dans les bâtiments à demi détruits qui séparent la plage avant du réduit, à une trentaine de mètres du blockhaus du 57 sur lequel convergent toutes les armes. Le ciel est zébré de balles traçantes. Une arme automatique est décelée sur le piton nord. Elle est rapidement réduite au silence à coups d’obus explosifs. Les assauts se font de plus en plus agressifs.

Le lieutenant Héry signale au responsable du blockhaus du 57 qu’en raison de l’obscurité, du brouillard et de la fumée, il a de plus en plus de mal à surveiller son secteur. Le lieutenant Grué tire à explosifs sur la toiture en paillote du bâtiment tenu par les Viêts. La toiture s’embrase, illuminant tout le champ de bataille. Puis, après plusieurs tirs, il arrive à faire sauter le dépôt de munitions de la 5e compagnie, qui n’a pu être évacué du bâtiment.

Une équipe de trois Bo-Doï, dont l’un avec un F.M., s’approche du blockhaus, à moins de dix mètres ; ils ont du mal à progresser sur la forte pente. Un tir à l’explosif les neutralise. Un autre groupe saute dans une tranchée profonde située à cinq mètres en contrebas du blockhaus. Les légionnaires laissent glisser quelques grenades vers la tranchée qui est rapidement nettoyée.

Vers 4 heures, la soute à munitions du 105 s’embrase. Les blessés qui y avaient trouvé refuge périssent carbonisés. C’est la ruée. Par centaines, les Viets montent à l’assaut. Ils poussent leurs bengalore de fortune, rafalent et balancent leurs grenades. Les blockhaus changent de main à plusieurs reprises. Les munitions s’épuisent. La situation est désespérée mais la citadelle tient toujours. Une vingtaine de légionnaires sont seuls à résister.

Le sergent légionnaire Jacques Lefebvre de la 5e compagnie est tué au combat.

Avec huit légionnaires, les capitaines Allioux et Jaugeon quittent la citadelle et se jettent dans la jungle ; ils réussissent à rejoindre That Khé, cinq jours plus tard.

A 6 heures, après avoir lancé son ultime défensive, le lieutenant Norbert Héry est atteint par une rafale de P.M. Il est fait prisonnier, les armes à la main. Les légionnaires survivants des sections Héry et Oelschlagel, mal protégés dans leurs trous individuels, sont mis hors de combat.

Vers 6 heures 30, des légionnaires tentent une sortie en combattant au corps à corps.

Le jour s’est levé. Le lieutenant Grué se retrouve tout seul dans son blockhaus avec une poignée de légionnaires. Un obus incendiaire met le feu au blockhaus. Il faut l’évacuer.

Avec quatre légionnaires, le lieutenant Grué bondit vers un petit local en briques, situé à quelques mètres de là. Les groupes viêts progressent sous le feu de leurs propres troupes. Un obus de mortier explose sur la toiture du local qui s’effondre sur la tête des légionnaires. Par une fenêtre, un Bo-Doï jette une grenade. Tous les légionnaires sont tués ou sérieusement blessés. Le lieutenant Grué est fait prisonnier, les armes à la main.

A 8 heures, les Bo-Doï submergent les dernières défenses. Au terme de 48 heures d’une farouche résistance héroïque, le poste succombe.

Un groupe de Bo-Doï se rassemble autour du mât des couleurs et hissent le drapeau rouge à étoile d’or à la place du drapeau français.

La R.C. 4 est désormais coupée à Dong Khé par les Viêts.

Dong Khé est tombé. 150 légionnaires ont été tués. Plus de 100 légionnaires, presque tous blessés, prennent le chemin des camps de prisonniers pour y connaître souffrances et mort. Un sergent-chef et deux caporaux réussiront à s’échapper des camps.

Selon un responsable du Viêt-Minh, 800 Viêts ont été tués pendant les combats.

Le fanion du II/3e R.E.I. reçoit la croix de guerre des T.O.E. avec palme.
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le Lun 16 Nov 2020 - 12:47
ARCHIVES : Deux documentaires de propagande Viet qui ne manquent pas d'intérêt. Le premier est intitulé "La ballade d'Ho Chi Minh". . Le deuxième est intitulé "Oncle Ho est avec nous en opérations".









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le Lun 16 Nov 2020 - 13:01
Celui-ci est intitulé : Retour à Saïgon - Top zone militaire de Ca Nam 7.





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le Lun 16 Nov 2020 - 19:18
Tonkin - Indochine (1953).

Les troupes se frayent un chemin dans l'eau. Tir en angle, troupes sur un char. Le char SBV entre et traverse l'eau. Tir en angle, un autre char avance. Troupes se frayant un chemin à travers les rizières. Tir d'artillerie. Tir d'angle, tirs d'artillerie. Explosion d'obus BT. Tir d'angle, tir de canon. SBV, un autre tir de canon. L'obus BT éclate. Les canons tirent sur les troupes SV qui avancent devant la zone bombardée. Des officiers de l'UCS dirigent les troupes qui avancent. Tirs de chars. Des troupes pataugent dans les eaux hautes en transportant un blessé sur un brancard, et des SCU. Vue de côté, homme sur un brancard. CU montrant de longs clous dépassant d'une base en bois (piège). SV homme blessé avec un pied bandé et taché de sang. Les chars et les troupes du LV avancent à travers les rizières. Un poste de mitrailleuse du SV fait feu. Tir de bazooka du SV. Un blessé du SV est transféré dans un hélicoptère. Un blessé du SCU sur un brancard. Un autre blessé sur une civière. Un autre blessé sur une civière. Un pilote d'hélicoptère de l'unité de soins intensifs. Tir en angle, l'hélicoptère décolle avec les blessés.



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le Mar 17 Nov 2020 - 16:51
Opération "Camargue" sur la côte sablonneuse d'Annam - Indochine. (1953)

Plusieurs plans de soldats avançant dans le sable. Soldats regardant une explosion au loin. Des mitrailleuses en action. Vue générale des "impacts". Deux hommes regardant à travers des jumelles. Des unités blindées s'arrêtent. Des hommes en train de boire. Plusieurs coups de feu d'unités avançant dans le sable. Traces de chars dans le sable.



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le Mar 17 Nov 2020 - 19:28
La guerre filmée par les Viets.

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le Mer 18 Nov 2020 - 15:06
Nhatrang, Indochine - Opération "Atlante". (1954)

Le navire "Rance" apportant le bataillon de troupes du Vietnam. Débarquement des troupes avec leur équipement. Plage de Tuy-Hoa. A.V. de la tête de pont de Tuy-Hoa. Plage de Nhatrang où le matériel est déchargé. Divers plans de déchargement de matériel à l'aide de grues. Camions sur la route. Machine à vapeur. Blessés soignés sur des brancards. Blessé soulevé dans un camion. Citerne.



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le Mer 18 Nov 2020 - 20:06
Ce film documentaire de propagande Viet date des années soixante. Il peut s'appliquer à la guerre d'Indochine et montre comment les Viets opéraient sur le terrain. Il est intitulé << Inside the Viet Cong >> et montre les tactiques, l'armement, les tunnels, la vie de tous les jours de ces formidables combattants. Ce film est commenté en anglais mais malgré tout, les images qui sont très intéressantes parlent pour elles-mêmes.







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le Jeu 19 Nov 2020 - 12:32
L'IMPLICATION DE LA FRANCE EN INDOCHINE.

Cet épisode de 1962 de la série télévisée "Le 20e siècle" présente l'histoire de l'engagement français en Indochine et de l'effondrement dévastateur de Dien Bien Phu.

L'émission commence par une brève histoire de la région, en commençant par la lutte des Français pour contrôler leurs colonies en Indochine - Vietnam, Cambodge et Laos - après la Seconde Guerre mondiale. Malgré l'aide financière des États-Unis, les soulèvements nationalistes contre la domination coloniale française ont commencé à faire des ravages. Le 7 mai 1954, la garnison française de Dien Bien Phu au Vietnam tombe après un siège de quatre mois mené par le nationaliste vietnamien Ho Chi Minh. Après la chute de Dien Bien Phu, les Français se sont retirés de la région. Préoccupés par l'instabilité régionale, les États-Unis se sont de plus en plus engagés à contrer les nationalistes communistes en Indochine. Les États-Unis ne se retireront pas du Vietnam avant vingt ans.

La bataille de Dien Bien Phu fut le point culminant de la première guerre d'Indochine entre le Corps expéditionnaire français de l'Union française en Extrême-Orient et les révolutionnaires communistes-nationalistes du VietMinh. Du point de vue français avant l'événement, il s'agissait d'un combat à la pièce pour attirer les Vietnamiens et les détruire avec une puissance de feu supérieure. La bataille s'est déroulée entre mars et mai 1954 et a culminé par une défaite française qui a influencé les négociations sur l'avenir de l'Indochine à Genève.

À la suite de bévues dans la prise de décision française, les Français ont commencé une opération d'insertion puis de soutien aux soldats à Dien Bien Phu, au plus profond des collines du nord-ouest du Vietnam. Son but était de couper les lignes de ravitaillement du VietMinh vers le royaume voisin du Laos, allié de la France, et d'entraîner tactiquement le VietMinh dans un affrontement majeur qui les paralyserait. Le VietMinh, cependant, sous le commandement du Général Vo Nguyen Giap, a encerclé et assiégé les Français, qui connaissaient les armes mais ignoraient les quantités importantes d'artillerie lourde du VietMinh qui étaient amenées (y compris les canons anti-aériens) et leur capacité à déplacer ces armes à travers un terrain difficile sur les pentes arrière des montagnes entourant les positions françaises, à creuser des tunnels à travers la montagne et à placer les pièces d'artillerie en surplomb du campement français. Ce positionnement de l'artillerie la rendait presque imperméable aux tirs de contre-batterie.

Le VietMinh occupe ensuite les hauts plateaux autour de Dien Bien Phu et bombarde les positions françaises. Des combats acharnés sur le terrain s'ensuivirent, rappelant la guerre des tranchées de la Première Guerre mondiale. Les Français repoussèrent à plusieurs reprises les assauts du Viêt-minh sur leurs positions. Le ravitaillement et les renforts sont acheminés par voie aérienne, bien qu'au fur et à mesure que les positions françaises clés sont dépassées, le périmètre français se contracte et le ravitaillement aérien sur lequel les Français avaient placé leurs espoirs devient impossible. La garnison fut envahie après un siège de deux mois et la plupart des forces françaises se rendirent. Quelques-uns se sont échappés au Laos. Le gouvernement français démissionne et le nouveau Premier ministre, Pierre Mendès France, de centre gauche, soutient le retrait français de l'Indochine. La guerre se termine peu après la bataille de Dien Bien Phu et la signature des accords de Genève de 1954.





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le Jeu 19 Nov 2020 - 17:00
Des navires de guerre français arrivent à Saïgon, en Indochine. (1954)

Arrivée du navire de guerre "Gloire". Le Prince Buu-Loc, M. Bordas et le général Salan, accueillent le "Gloire" dans le port. Navire avec des troupes à bord. Le Prince Buu-Loc, l'amiral Aub- oyneau et le général Salan. Le navire de guerre "Montcalm" entre au port. Les deux navires ensemble dans le port.

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le Jeu 19 Nov 2020 - 23:12
Avions de la marine française en Indochine (1954)

Corsaires décollant et atterrissant sur une piste d'atterrissage. Corsaires en vol au-dessus du territoire ennemi. Missions de bombardement au-dessus de Dien-Bien-Phu dans les derniers jours de la bataille. Passage au-dessus de Dien-Bien-Phu presque caché dans les couches nuageuses. Bombardement au-dessus de la R.P.41 pour empêcher le retour des forces du Viet Minh à leur base. Avion en vol par le haut. Vue aérienne du paysage.




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le Ven 20 Nov 2020 - 16:01
Nos parachutistes atterrissent sur Dien Bien Phu. Indochine. (1953)

Diverses prises de vue de parachutistes au sol. Des hommes creusent une tranchée. Divers tirs de mortiers et d'artillerie. Des parachutes sont largués. Avion volant au-dessus de l'Indochine. Arrivée du général Cogny qui est accueilli par le général Gilles. Les hommes s'occupent des blessés au sol.

Diverses troupes de tir courant dans l'herbe longue et tirant des coups de canon. Communications sur le terrain. Avion survolant le terrain. Divers tirs de parachutistes et largage de matériel. Tirs divers troupes au sol. Arrivée du Général Gilles (portant un béret) tenant toujours son parachute pour l'équipement et le matériel. Différents tirs de secours aux blessés. Différents tirs transportant du matériel sur un pont de fortune. Les parachutes de la MS tombent.





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le Ven 20 Nov 2020 - 21:16
Dien Bien Phu : Attaque du piton 781 par le 1er BEP. (1954)

Ces images ont été tournées par Pierre Schoendoerffer au tout début de l'installation du camp retranché et des premiers combats. Au début de mars 1954, de très violents combats se déroulent au nord-est de Dien Bien Phu sur la côte 781 entre le1er BEP et les VIETS.



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le Sam 21 Nov 2020 - 13:51
Médecins libérés de Dien Bien Phu (1954)

Luang Prabang, Indochine.

Arrivée des hélicoptères. Des hommes accueillis par des amis à Luang Prabang. Des camarades discutent. Le commandant Grauwin, leur chef et le seul chirurgien à l'intérieur de Dien Bien Phu, entouré de son état-major.



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le Sam 21 Nov 2020 - 18:07
Prisonniers de guerre libérés en Indochine. (1954)

Nombreux P.O.W. faisant signe de la main sur les rives du fleuve. Fonctionnaires militaires et civils discutant. Diverses prises de vue, prisonniers reçus par des fonctionnaires français avant l'embarquement. Prisonniers à bord du navire. Les gardes présentent les armes au soldat blessé sur le brancard. Blessés placés dans une ambulance. Un grand nombre de prisonniers de guerre sur les péniches de débarquement. Divers coups de feu, Mon. Sainteny est salué par des officiels de l'armée française. Des prisonniers montent à bord des péniches de débarquement. Officiers français à l'aérodrome.



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le Dim 22 Nov 2020 - 0:12
Opérations finales en Indochine (1954)

Vues aériennes de villages en Indochine.

Plusieurs plans de gardes français fermant le pont du Moncay. Vues générales du pont du Moncay.

Diverses vues de prisonniers de guerre (occidentaux) libérés se dirigeant vers une rivière ou un lac. Leurs anciens ravisseurs leur font un signe d'adieu - ils ont l'air très amicaux ! Les prisonniers partent sur les LCM (péniches de débarquement).

Les soldats se tiennent debout et certains s'allongent sur des brancards ou des couchettes dans un camp rural. La plupart agitent des ventilateurs contre la chaleur et / ou des mouches. Plusieurs coups de feu au camp de la Croix-Rouge.

Vue en hauteur des troupes qui défilent. Diverses photos du général Salan inspectant les troupes françaises - certains portent des casquettes de fourrage de type turban.

Vues aériennes de bombes explosant sur My Loe et Loe An. Vues aériennes de bombes explosant sur des concentrations ennemies. Vues aériennes de transports se déplaçant sur la route.



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le Dim 22 Nov 2020 - 13:33
Devant les sacrifices de nos soldats durant huit années de guerre en Indochine, on ne peut s'empêcher de dénoncer l'attitude scandaleuse d'une certaine gauche, qui agissait ouvertement contre notre armée. Des actes de haute trahison furent commis dans NOTRE pays contre nos soldats, au profit de l'ennemi Viet. Ces gens-là auraient dû être traduits devant des tribunaux d'exception pour intelligence avec l'ennemi, ils ne le furent jamais.

La plupart des partis politiques français n'apportaient pas de soutien à la guerre d'Indochine, ils s'y opposaient fermement. Les partis de gauche organisaient des cellules anti-guerre qui propageaient une propagande massive contre la guerre. Ils organisaient des grandes campagnes de pétitions et de manifestations à travers la France tandis que les ouvriers refusaient de charger ou de décharger le matériel de guerre dans les ports. L'opinion publique française était hostile à cette guerre lointaine.

Mais il y a eu pire encore : alors que les combats et le sang versé par nos soldats face aux Viets, remplissait le monde libre d'admiration, chez nous, en métropole, on fanatisait les foules contre eux, et des français oeuvrèrent au profit de l'ennemi. En effet, derrière une vicieuse propagande anti-française il y a eut de nombreux actes de sabotages et d'intelligence avec l'ennemi. Dans nos arsenaux, des français sabotaient quotidiennement des armes et des munitions destinées à nos troupes en Indochine. Les dispositifs de retard des grenades étaient supprimés volontairement et ces grenades explosaient dès leur dégoupillement dans les mains de nos soldats. Les fusils, les pistolets mitrailleurs et même les canons étaient obstrués. Les balles explosaient à l'intérieur des fusils et les obus de canons étaient sabotés. Les véhicules militaires étaient également sabotés, certains moteurs d'avions subissaient toutes sortes de sabotage. Même le porte-avions Dixmude n'échappa pas aux dégradations volontaires. Ces gens-là, véritables traîtres à la France, vouaient chaque jour nos soldats à une mort certaine.

Des groupes de manifestants se couchaient sur les rails de chemin de fer afin de bloquer les trains de munitions. C'était la même chose sur les aérodromes et les quais portuaires. les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations, les trains et les navires étaient souvent immobilisés. Pire encore : certains de nos blessés rapatriés d'Indochine, étaient injuriés et parfois même frappés sur leurs civières. A l'Assemblée Nationale, des salopards de députés de gauche avaient exigé que la collecte publique de sang ne soit jamais destinée aux blessés d'Indochine. L'Union des Femmes françaises envoyait régulièrement au "grand frère Vietminh" des colis de médicaments comme la pénicilline, qui manquait à nos soldats qui mouraient sur les champs de bataille, faute d'en posséder.

Le 6 mars 1952, un célèbre journal français envoyait le message suivant à nos ennemis Viets : << Félicitations au succès du Vietminh. Nous sommes de coeur avec lui. Nous envoyons aux troupes du Vietminh notre fraternel salut et notre témoignage de solidarité agissante. >>


Dernière édition par Chevalier du Temple le Dim 22 Nov 2020 - 16:55, édité 1 fois
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le Dim 22 Nov 2020 - 16:51
Derniers honneurs aux morts de la guerre avant de quitter Hanoi (1954)

Le général Cogny et le général Christian De Castries saluant les drapeaux. Officiels passant en revue les troupes du 5e régiment marocain. Dépôt d'une couronne au Mémorial français. Dépôt de couronnes au Mémorial vietnamien. Diverses photos de tombes de soldats dans les cimetières militaires.



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le Lun 23 Nov 2020 - 14:28
Après l'ultime salut des généraux Cogny et Castries à la mémoire de nos soldats Morts pour la France en Indochine, Hanoi silencieuse et déserte offrait le spectacle d'une ville morte où les animaux erraient en liberté dans les rues. On attendait la venue des premières troupes Vietminh tandis qu'à quatre kilomètres d'Hanoi, un officier Français accueillait le premier détachement Vietminh sur le pont des Rapides. (1954)






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le Lun 23 Nov 2020 - 19:49
Les troupes du Vietminh prennent la relève à Hanoi. (1954)

Des foules agitant des drapeaux du Vietminh saluent l'arrivée des troupes vietnamiennes. La division 308 de Dien Bien Phu arrive en ville et est accueillie et saluée par la foule, certains hommes portent des fleurs.

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le Mar 24 Nov 2020 - 14:01
Hanoi sous le régime communiste (1954)

Pandit Nehru arrivant à Saigon. Nehru avec Ngo Din Diem, Premier ministre de Vietnam au Palais Indépendant (photos intérieures) Scènes de rue à Hanoi. Portrait en vitrine de dirigeants communistes, dont Malenkov. Différents plans de scènes de rue à Hanoi, montrant un tramway de l'agent de police en service, des jeunes communistes sur la place du marché dans les rues. Diverses prises de vue, siège des communistes à Hanoi, panorama des vendeurs ambulants sur les trottoirs. Des écoliers sont rassemblés dans le style communiste. Cinéma montrant la guerre communiste, affiches de films. Troupes communistes. Étoile rouge illuminée, panoramique vers d'autres Illuminations. Indochinois au travail. Siège de la Commission internationale d'armistice. Drapeau américain. Scènes de rue. Institution des moines de Sainte-Marie. Soeurs jouant avec des enfants. Un officier du Vietnam en fuite est interviewé par la presse. Les troupes communistes quittant le Q.G. d'Ho Chi Minh font un portrait géant d'Ho Chi. Personnes quittant le Q.G. Diverses prises de vue, drapeau soviétique flottant sur le bâtiment.





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le Mar 24 Nov 2020 - 19:47
Octobre 1954, des milliers de vietnamiens fuient devant l'avance des troupes communistes. Ils ont tout abandonné pour garder leur liberté. C'est un véritable fleuve humain qui prend la route de l'exil.



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